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Un Conseil de Développement, pour qui ? pour quoi ?
Pour vous et avec vous !
Au sein de cette structure, présidée par Monsieur Didier COUSIN, les membres issus d’horizons très divers peuvent échanger librement, débattre, porter la parole des citoyens et surtout contribuer au développement du territoire en apportant leurs propositions et leurs réflexions aux élus de notre communauté. Le Conseil de Développement est donc une vraie richesse et un lieu de démocratie participative.
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Didier COUSIN
Président du Conseil de Développement
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Le 1 décembre 2008, Didier Cousin a été élu à l’unanimité, président du Conseil de développement de La Porte du Hainaut, succédant ainsi à René Carpentier ; ce dernier ayant souhaité être relevé de ses fonctions, compte tenu de ses nouvelles responsabilités à la tête de l'UHB. Économie, environnement, jeunesse, santé… ce nouveau
mandat sera chargé. Etat des lieux avec le principal intéressé...
D'abord, félicitations pour cette élection. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
J’ai 44 ans, je suis marié et père de deux enfants. J’ai un diplôme d’ingénieur et j’ai intégré GDF en 1988. J’y ai occupé de nombreux postes et, aujourd’hui, je suis en charge des collectivités pour GDF-Suez. Je suis né à Armentières et je suis très attaché au Nord, auquel je reste fidèle. Je vis à Cysoing, aux portes du Hainaut (sourire), mais j’ai de la famille à Saint-Amand. C’est un territoire qui m’est cher.
Concrètement, à quoi sert le Conseil de développement ?
C’est un peu le fou du roi, il permet de donner la parole à la société civile sur n’importe quel sujet de la vie du territoire. C’est une occasion pour les gens qui ne sont pas élus, de s’exprimer. Si des idées émergent, les élus en disposent. L’avantage avec la CAPH, c’est qu’on reçoit une grande écoute.
Le Conseil de développement est-il vraiment représentatif de la diversité de notre territoire ?
Bien sûr, il compte 90 membres venus d’univers différents comme le sport, l’économie, la vie associative… On aimerait garder davantage de patrons de PME et TPE mais leurs emplois du temps ne permettent pas toujours un investissement suivi. De même, quand je suis arrivé, j’ai remarqué qu’il n’y avait pas assez de jeunes concernés ; alors nous sommes allés à leur rencontre, dans les lycées, pour connaître leur ressenti et leurs envies. On a travaillé avec une trentaine de jeunes et on sait qu’il y a encore du boulot avant d’intéresser les 2 000 lycéens et collégiens de La Porte du Hainaut !
Quel bilan tirez-vous de ces cinq premières années de fonctionnement ?
On était un petit noyau dur à réfléchir à ce que pourrait être le territoire en 2020, on a essayé de faire avancer la réflexion mais les propositions n’ont pas été suffisantes en nombre. C’est un travail de longue haleine et, surtout, ce n’est pas notre métier, on est bénévoles et on fait cela en toute humilité.
Pourquoi avez-vous décidé de briguer la présidence de ce Conseil ?
C’est un hasard. Le président sortant, René Carpentier, avait pensé à moi pour lui succéder. Vous savez, les titres honorifiques ne sont pas trop mon truc, je préfère le terrain. Mais le Conseil de développement est un beau petit challenge. J’aimerais d’ailleurs qu’on se rapproche de celui de Valenciennes Métropole, tout en gardant nos spécificités (thermalisme, zones d’activité du Denaisis…). On ne peut pas toujours travailler dans son coin et l’Union Hainaut Basket en est un bel exemple. Il faut aussi davantage collaborer avec le Douaisis et la Belgique.
Et votre longue expérience du Conseil de développement est un atout pour votre présidence…
La connaissance du terrain va m’aider, c’est sûr, d’ailleurs tous les membres sont montés en puissance. On sent une véritable dynamique sur ce territoire et c’est motivant, il y a tellement de choses à faire. L’Ostrevent, par exemple, peut faire l’objet d’un projet de développement. Je crains cependant qu’on subisse aussi les conséquences de la récession et de la crise automobile.
Quels sont les grands axes du mandat 2008-13 ?
Il y en a plusieurs : faire mieux connaître le Conseil de développement de la CAPH car certains ne savent toujours pas ce que c’est ; impliquer davantage les jeunes dans la vie du territoire au travers de projets comme les webzines et la création de mini-entreprises ; poursuivre les travaux sur l’eau et le développement durable (maison de l’eau, thermalisme, plan climat…) ; concrétiser des actions santé ; développer le " club des gens malins et créatifs " ; mettre en place un dispositif pour aider les jeunes en voie de déscolarisation ; répondre aux préoccupations quotidiennes des familles ; et réfléchir à l’image du territoire.
Le " club des gens malins et créatifs " ? Pouvez-vous nous expliquer ce projet ?
Il s’agit de rencontrer des chefs d’entreprise qui ont réussi et de les faire adhérer à une charte de parrainage. Le but, c’est de faire comprendre aux gens que s’ils travaillent et croient à leur idée, eux aussi peuvent y arriver.
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