Hérin

Hérin

Les différents noms de la localité
Au XVème siècle, la commune avait le nom Lérin comme on le voit dans la légende de la Sainte Croix de Douchy qui date de 1447. Il est dit que ce livre fut découvert par l’advertance de Messin Jacq Hanuel, curé de Lérin.
Au XVIIème siècle, on écrivait Errin ou Erin. Au XVIIIème siècle, on trouve Errain dans plusieurs actes civils.
Ce ne fut qu’ XIXème siècle que la commune reçut définitivement son nom actuel : HERIN.
Etymologiquement, le nom de la ville a une signification : « Manoir de Herbert ». Il dérivait de Her, diminutif de Herbert et de Her qui signifie manoir. Hérin possède ses armes : Portes de Gueules au chef orné de trois sautoirs de sable.

Le Chevalet
Un peu d’histoire s’impose avant de voir tomber l'un des derniers signes de l’industrie minière. L’ancienne fosse d’Hérin a une superficie de 32 531 m². Avec les 58 430 m² du terril adossé à cette fosse, l’activité de l'époque se déroulait donc sur plus de 9 ha.

La naissance de la fosse d’Hérin remonte à la fin du XIXème siècle. En effet, c’est en 1866 que furent entrepris les travaux pour creuser les deux puits : le premier jusqu’à la côte - 400 m, le second jusqu’à la côte - 615 m. Ils avaient tous les deux un diamètre de 2,60 m.

Ce n’est qu’en 1890 que fut creusé le troisième puits au-dessus duquel nous voyons aujourd’hui pour la dernière fois le chevalet. Ce dernier ne fut construit qu’après la fin de la guerre de 1920. A l’époque ce type de construction était nécessaire à cause du manque d’acier. Ce puits fut exploité jusqu’au 31 juillet 1936 date de sa fermeture. Son diamètre était le double des précédents (5 m) ce qui permis d’atteindre la côte de – 740 m. 8 millions de tonnes de charbon ont été extraites de cette fosse et de ses galeries qui communiquaient avec les fosses des environs : Denain, Escaudain, Douchy, Sabatier, Arenberg, etc. Il était donc possible sans remonter à la surface d’aller jusqu’aux environs de la frontière belge. La longueur des galeries étaient de plusieurs milliers de kilomètres et l’on pouvait y circuler librement. Ces galeries sont bien sûr abandonnées de nos jours. Cependant, à la fosse Arenberg très proche de nous, il y a encore à l’heure actuelle 50 kms de galeries en cours d’entretien et dans lesquelles on circule en permanence.

La Compagnie des Mines d’Anzin garda le puits d’Hérin en état d’exploitation jusque dans les années 1950. En effet, le type de charbon extrait convenait parfaitement aux besoins de la SNCF et de ses machines à vapeur ; c’était un charbon d’une qualité ¾ gras. Ce gisement dit « écaille de Denain » comportait 20 à 25 % de matière volatile. En outre, il était très irrégulier malgré les 7 veines qui le composaient. Pour illustrer les difficultés d’exploitation rencontrées au fond, il est bon de savoir que parfois les veines passaient de l’horizontale à une inclinaison supérieure à 10 degrés. Dans le jargon des mineurs une telle exploitation était appelée « gisement en chaise ».
L’électrification des lignes de la SNCF. dans la région et le remplacement des machines à vapeur furent déterminants pour l’arrêt du puits. Néanmoins, ce n’est qu’en 1995 que l’on procéda aux remblaiements de ces trois puits. Ces remblaiements furent suivis très sérieusement par les Houillières et de nombreuses comparaisons furent faites quant au volume à combler compte-tenu du compactage naturel dû à la très grande hauteur de chute des matériaux et le volume de ceux-ci mis en place afin d’éviter par la suite des affaissements dangereux. Pour terminer, des dalles béton pouvant résister à une pression de 4 tonnes au m² furent coulées par dessus.

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